Pour bien soigner une rosacée il faut d’abord la comprendre et comment elle agit sur le peau. Nous pourrons ensuite élaborer une routine de soin adaptée et un sérum sur mesure.

Comprendre la couperose et la rosacée, une maladie des petits vaisseaux du visage

Malgré son nom floral, la rosacée est une maladie dermatologique fréquente et gênante. Il s’agit d’une affection qui touche les petits vaisseaux du visage. Elle touche fréquemment les personnes à peau claire et peut avoir des conséquences psycho-affectives importantes.

Un nom imagé pour une maladie touchant le visage

La rosacée est une maladie dont la dénomination ne s’est stabilisée que récemment. Elle était appelée autrefois « goutte rose ». Ce terme étant jugé peu élégant, il est devenu « couperose » au XIXe siècle. Progressivement, cette dénomination ne s’est plus appliquée qu’aux anomalies des petits vaisseaux des joues. La maladie s’est encore nommée « acné rosée » puis « acné rosacée », deux appellations qui ont laissé place aujourd’hui à celle de rosacée. Ce nom faisant référence à la couleur caractéristique que prend le visage lors de la maladie. L’aspect général du visage faisant évoquer, à tort, par l’entourage un excès chronique de consommation alcoolique, la rosacée est une maladie socialement particulièrement difficile à vivre, en particulier par les femmes.

Les femmes en priorité

La rosacée est une maladie plutôt fréquente puisqu’en France, deux à trois pour cent de la population adulte est concernée, ce qui représente approximativement un million de personnes. Les femmes sont particulièrement touchées puisque l’on compte deux femmes pour un homme souffrant de rosacée.

La maladie débute rarement avant trente ans avec une fréquence qui augmente progressivement jusqu’à un pic autour de la ménopause pour les femmes (40/50 ans). Elle est quasi inexistante chez l’enfant, et au-delà d’un certain âge (70 ans), les personnes épargnées jusque-là développent rarement la maladie. En l’absence de prise en charge correcte, la rosacée, quelle que soit sa forme, peut s’aggraver progressivement jusqu’à des manifestations ultimes dont fait partie le rhinophyma . Mais il s’agit d’une maladie capricieuse qui évolue par poussées avec une exacerbation possible, mais qui n’est pas obligatoire.

La malédiction des Celtes

Les mécanismes de survenue de la rosacée sont, aujourd’hui encore, assez mystérieux et l’on ne connaît pas la cause de cette maladie. Parmi les certitudes des scientifiques, il y a l’origine vasculaire de la maladie. Les vaisseaux sanguins seraient porteurs d’une anomalie de fonctionnement, en particulier chez des sujets de type nordique à peau claire, yeux clairs et cheveux clairs (cette particularité explique que l’on ait pu parler, pour qualifier la rosacée, de « malédiction des Celtes »). Cette prédisposition géographique se retrouve en France, où la maladie est très rare dans le Sud et beaucoup plus fréquente au nord de la Loire. De l’autre côté de la Méditerranée, et particulièrement sur peau noire, la maladie est pratiquement inexistante.

Une atteinte importante de l’image de soi

Comme pour les malades souffrants d’acné, le fait que la rosacée atteigne le visage peut avoir un fort retentissement psychologique. Une femme de 45 ans a du mal à assumer d’avoir des signes qui évoquent l’acné, et qui plus est, sur un fond de lésions vasculaires laissant imaginer un excès de consommation alcoolique. Cette rougeur est associée à des émotions négatives (mauvais contrôle de soi et de ses sentiments : colère, timidité…). Le rouge n’est pas souhaitable dans les rapports sociaux. Autant d’éléments inconscients qui peuvent donc avoir un effet très négatif sur le moral et l’image corporelle.

Les trois formes de rosacée

La rosacée peut revêtir trois formes, qui ne sont pas forcément successives dans le temps, ni la conséquence l’une de l’autre. La forme vasculaire, la forme papulo-pustuleuse et la forme hypertrophique avec son stade ultime : le rhinophyma.

1. La forme vasculaire ou couperose

C’est, de loin, la forme la plus fréquente. La rougeur ou erythrose est l’élément le plus caractéristique de la rosacée et, c’est en tout cas, le motif de consultation le plus courant. Cette sensation de visage rouge est particulière car l’atteinte se concentre principalement au centre du visage en épargnant le pourtour des yeux et celui de la bouche. En revanche, les joues, le nez, le milieu du front et le menton sont concernés ( voir illustration ci-dessus). Cette localisation et la permanence de la rougeur sont très typique de la rosacée. Il arrive qu’elle touche la partie sans cheveu du cuir chevelu chez l’homme dégarni.

Télangiectasies

Dans cette forme, la rougeur est accompagnée d’une sensibilité exacerbée de la peau qui rend difficile l’application de cosmétiques. Cette intolérance concerne même parfois le savon et l’eau. Cette sensibilité de la peau correspond à un nombre élevé de terminaisons nerveuses dans la partie profonde la peau et à la présence d’une substance appelée « substance P » présente localement et dans le sang. Cette molécule secrétée par les cellules nerveuses est responsable d’une inflammation locale. Après traitement par le laser, le nombre des terminaisons nerveuses diminue de façon importante.

La coloration de la peau peut être associée au développement de petits vaisseaux très fins, très rouges et parfois même violacés définissant la couperose. Ils sont visibles juste sous la surface de la peau et les médecins les désignent par le terme de télangiectasies.

Cette forme s’accompagne fréquemment de manifestations à type de bouffées de chaleur qui surviennent dans des circonstances très évocatrices telles que lors de l’ingestion d’aliments chaud ou épicés ou de la prise d’alcool. Le visage et parfois le cou deviennent très rouges avec une désagréable impression de chaleur.

Autre signe fréquemment associé (chez un malade sur trois), les brûlures oculaires avec une sensation permanente de grain de sable dans l’œil appelé rosacée oculaire.

Histologie de la rosacée

Si on regarde la peau au microscope, on s’aperçoit qu’elle est très œdémateuse, que les cellules de l’épiderme sont disjointes et que les vaisseaux du derme sont irréguliers et dilatés.

2. La forme papulo-pustuleuse :

Sur ce fond de rougeur du visage, peuvent apparaître des papules (voir illustration ci-dessus) mais surtout des pustules (voir illustration ci-dessous), qui ressemblent à des lésions d’acnés.

Les papules sont des élévations de la peau, rouges, fermes et parfois douloureuses qui mesurent de un à quatre millimètres. Elles sont entourées d’une auréole inflammatoire et peuvent apparaître spontanément sur fond de rougeur du centre du visage. Elles expriment parfois l’invasion de la glande sébacée par un parasite, présent habituellement dans le follicule et appelé demodex folliculorum. A ce stade, l’atteinte du follicule pilo-sébacée est superficielle, mais elle peut évoluer vers le stade de pustule.

Pustules

Les pustules ont une taille souvent inférieure à celle des papules, elles peuvent se développer en dehors de tout contexte infectieux. Ces éruptions évoluent par poussées qui s’améliorent le plus souvent spontanément. La rougeur persiste, mais les lésions pustuleuses et papuleuses régressent. Si ce n’est pas le cas, les traitements peuvent aider efficacement au retour à la normale.

3. La forme hypertrophique :

C’est la forme la plus rare qui concerne moins de 5% des patients souffrant de rosacée avec une très grande prédominance masculine. Classiquement, elle se traduit par un aspect rouge et soufflé de la pointe du nez, avec un épaississement de la peau et une dilatation des orifices des glandes sébacées de cette région du visage. C’est ce qu’on appelle le rhinophyma.

Cette forme, plus que les autres, a des répercussions psychologiques importantes car cet aspect physique évoque encore plus que les autres l’image populaire de l’alcoolisme chronique. Si l’alcool n’a rien à voir dans les causes, son seul effet est le déclenchement de bouffées vaso-motrices. Le préjudice esthétique est tel que le rhinophyma est considéré comme une complication majeure de la rosacée. L’épaississement cutané est parfois également associé à des papulo-pustules et peut s’étendre au reste du visage.

Facteurs favorisants

Parmi les éléments connus, l’existence de facteurs favorisants, comme les changements de température, le travail devant des sources de chaleur, en fait, toute adaptation thermique brutale. La rosacée touchait par exemple plus particulièrement les souffleurs de verre ou des cuisinières. Ce qui est vrai pour la chaleur l’est aussi pour le froid, et c’est sans doute en partie pour cela que la rosacée est très présente dans les pays nordiques : les brusques passages du froid intense à la chaleur pouvant être responsables de cet état de fait.

Cette maladie entraînant une gêne importante due à la chaleur, la peur des sensations cutanées douloureuses liées à la chaleur (thermophobie) associée à la rosacée conduit les personnes atteintes à éviter les efforts physique intenses pouvant les provoquer.

Chauds, les aliments

Cette maladie a aussi la particularité d’être influencée par l’alimentation. L’alcool, les aliments épicés ou l’absorption de boissons chaudes sont des facteurs qui peuvent parfois aggraver les symptômes. Si l’on a cru que l’effet excitant du café ou du thé pouvait avoir une responsabilité sur l’évolution de la rosacée, il s’est avéré ne rien en être. C’est en fait le seul effet thermique de ces boissons qui explique leur implication dans la rosacée. L’élément commun de tous les aliments ou boissons pouvant être impliqué dans cette maladie est de favoriser les bouffées vasomotrices.

Les conseils

Réduire la rougeur sur peau claire et l’impression de chaleur sont les éléments sur lesquels s’appuient les conseils pour mieux vivre avec sa rosacée.

La bonne prise en charge d’une rosacée ne peut s’inscrire que dans le cadre d’une relation durable et de qualité avec son médecin, il faut avoir un diagnostique précis pour pouvoir au mieux soigner la rosacée. En fonction de l’intensité des symptômes et de leurs conséquences ressenties, différentes stratégies de traitement pourront être envisagées. Elles pourront évoluer au cours du temps mais dans tous les cas, s’accompagneront toujours de conseils à mettre en application au quotidien.

Les traitements médicaux comme par exemple le laser sont compatibles avec la dermo-cosmétique naturelle. Il n’y a pas besoin de choisir l’un ou l’autre. Les traitements utilisés par le médecin vont différer en fonction de l’importance des lésions.

Les soins en dermo-cosmétique naturelle

Le but principal est de calmer l’inflammation et de diminuer le risque de surinfection bactérienne. Un sérum aux huiles végétales est un soin idéal pour les peaux à rosacées. Vous pouvez opter pour notre mélange tout fait, le sérum Oslo Premium

Dans les sérum Oslo vous trouverez une synergie des huiles végétales Bio suivantes:

  • Huile d’Avocat
  • Huile de Carthame
  • Huile de Baobab
  • Huile de Chanvre
  • Huile de Pépins d’Argousier
  • Actif Diam® (extrait de liège )

Les huiles végétales choisies ont pour rôle d’améliorer la micro-circulation et de diminuer l’inflammation de la peau. Pour en savoir plus sur ce sérum découvrez notre article ici

Vous aimez faire des préparations, voici une formule aux huiles végétales et essentielles

Carthame
8 ml
Chanvre
6.5 ml
Nigelle
8.7 ml
Tamanu (Calophylle)
5.8 ml
HE Hélichryse Italienne7 gouttes
HE Lavande Vraie7 gouttes
HE Lentisque Pistachier7 gouttes
Vitamine E9 gouttes

Pour une bonne routine de soin n’oubliez pas les trois étapes:

  • Liniment (nettoyant démaquillant) à appliquer sur tout le visage avec un coton
  • Hydrolat d’hélichryse ou hammamélis à sprayer sur le visage ou sur un coton et essuyer l’excès de liniment
  • Sérum (remplace vos crèmes classiques)
  • Maquillage, limitez au possible si non optez pour les poudres minérales
  • Arrêtez tous les cosmétiques conventionnels!

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Source dermatologique et images: Dermato-info