Décryptage d’étiquettes, un nettoyant visage

Décryptage d’étiquettes, un nettoyant visage

Cette semaine je vous propose un déchiffrage d’étiquette d’un produit de la marque Lush. Une marque fait main qui promeut les produits frais. Je dois dire que j’adore l’idée de cette philosophie. Mais en rentrant dans leurs boutiques c’est plutôt le parfum prononcé que l’on sent même de l’extérieur. Et même si de nombreux produits contiennent des huiles essentielles ils contiennent souvent également des parfums.

Les parfums en cosmétique

Sous le nom parfum il peut y avoir des produits qui sont parfaitement inoffensif mais sous la dénomination parfum se cache 3,999 substances différentes selon l’IFRA (The International Fragrance association) et un grand nombre sont liés à des risques de cancer, allergies, migraines et autres problèmes de toxicité. Il faut aussi penser que si vous utilisez plusieurs produits comme un gel douche, une crème de jour, lait pour le corps etc… ces molécules s’additionnent.

Vous pouvez voir toutes les 3999 substances en version PDF ici sous la liste de transparence….

Lors de nos formations je demande toujours aux participants d’amener un ou deux produits pour que l’on puisse déchiffrer les étiquettes et un des produits était celui-ci:

Lush 9-5 Lait démaquillant

Description de leur produit sur le site:

Prenez un jour de repos et éclaircissez votre peau avec ce lait nettoyant, apaisant et hydratant à l’huile d’amande et à l’orchidée colombe. Cette émulsion contient un mélange exquis d’huile essentielles florales qui éclaircissent la peau et éliminent les impuretés et les traces de maquillage. Nous utilisons l’orchidée colombe pour ses propriétés apaisantes, et l’huile d’amande pour rafraîchir votre peau après une rude journée.

Wow ça donne envie… non?

 

Et maintenant est-ce que vous êtes prêt….. la liste d’ingrédients:

Eau (Aqua)
Huile d’amande douce (Prunus dulcis)
Acide stéarique (Stearic Acid)
Extrait d’orchidée colombe fraîche (Dendrobium)
Absolue de fleur d’immortelle (Helichrysum italicum)
Huile essentielle d’ylang-ylang (Cananga odorata)
Triethanolamine
Alcool cétéarylique (cetearyl alcohol)
Parfum
Parahydroxybenzoate de méthyle (Methylparaben)
Propylparaben,
La liste d’ingrédients n’est pas très longue mains néanmoins elle n’est pas géniale. Alors si l’on prends un ingrédient après l’autre. Voici mes observations:
  • L’eau alors là c’est bon pas de soucis!
  • L’huile d’amande douce: on peut se poser la question, Bio ou non et si elle est raffinée ou non. Malheureusement ceci n’est pas connu. Si elle est raffinée elle aura perdu un grand nombre de ses insaponifiables et actifs.
  •   Acide Stéarique: émulsifiant et stabilisant. Apporte douceur et onctuosité aux émulsions, d’origine naturelle mais provient de l’huile de palme. Il y aurait un acide stéarique issu de graisse animale mais celle-ci a été remplacée par l’acide stéarique végétal. Il n’est pas mauvais pour la santé mais discutable en ce qui concerne l’environnement.
  • Extrait d’orchidée colombe fraîche (Dendrobium): Extrait de plante, je n’ai pas assez de connaissances sur le mode d’extraction pour me prononcer sur cet ingrédient
  •   Absolue de fleur d’immortelle (Helichrysum italicum): L’absolue n’est pas une huile essentielle, la méthode d’extraction est différente. L’huile essentielle rassemble de nombreuses notes olfactives : épicées, herbacées et
    fruitées alors que l’absolue à une suave odeur de miel. Par traitement avec des solvants volatils, on obtient de l’immortelle une concrète*, puis une absolue**, matière première entrant dans l’éventail du parfumeur.
    * Concrète : pâte obtenue après extraction d’une matière première d’origine végétale par solvants
    volatils (non aqueux).
    ** Absolue : produit obtenu à partir d’une concrète, d’une pommade florale ou d’un résinoïde, par
    extraction à l’éthanol à température ambiante.
  • Huile essentielle d’ylang-ylang (Cananga odorata), une merveilleuse huile essentielle avec de nombreuses propriétés cosmétiques entre autres.
  • Triethanolamine: Cet ingrédient est employé comme compensateur de pH dans des préparations cosmétiques pour une vaste gamme de produits. Il contient deux substances très toxiques : l’oxyde d’éthylène et l’ammoniac qui sont allergisants et potentiellement cancérigène. D’autant plus qu’environ 40% des produits cosmétiques en contiennent. La dose recommandée ne doit pas dépasser les 5% à cause de sont haut risque de toxicité surtout si l’on accumule divers produits qui en contiennent.
  •   Alcool cétéarylique (cetearyl alcohol) Donne de la texture et des propriétés émollientes aux crèmes. Provient de l’huile de noix de coco et de l’huile de palme. Alors oui d’origine naturelle mais à nouveau de l’huile de palme.
  •   Parfum:  comme je l’ai mentionné plus haut, il « cache » plus de 3999 molécules….
  •   Parahydroxybenzoate de méthyle (Methylparaben) : Conservateur synthétique potentiellement perturbateur endocrinien. Il y a plusieurs recherches contradictoires. 
  •   Propylparaben: Conservateur synthétique potentiellement allergène, perturbateur endocrinien et impact sur l’environnement.

Les éléments ♦  sont inquiétants en ce qui me concerne. Je ne peux pas me prononcer sur tous les produits Lush je ne les ai pas tous étudiés, j’espère qu’il y en a des mieux au niveau de la composition. 

Il y aura toujours plus de problèmes lorsque les cosmétiques sont des émulsions (crèmes ou lotions) il y a besoin d’un émulsifiant et très souvent l’ Acide Stéarique et l’alcool cétéarylique et un conservateur (OBLIGATOIRE) lorsqu’il y a un mélange entre une phase aqueuse et une phase huileuse.

Il y a des conservateurs naturels mais ils ne sont pas toujours aussi efficaces que les conservateurs synthétiques. ATTENTION la vitamine E n’est pas un conservateur mais un anti-oxydant (protège les huiles végétales)

En conclusion

A vous de choisir les compositions qui sont acceptables ou non pour vous. Si vous cherchez des solutions sans aucuns de ces ingrédients choisissez des huiles pour le visage, des baumes, des beurres en gros tous les produits qui ne contiennent pas d’eau ou de phase aqueuse comme les hydrolats, aloe vera etc…

Pour découvrir toute une gamme de cosmétiques aux huiles visitez le site: www.monaturel.ch

Si vous aimez fabriquez vos cosmétiques avec de bonnes compositions, formez vous. Découvrez notre formation en ligne ici

Et vous..? Qu’en pensez-vous?

L’extrait de Pépins de Pamplemousse, un conservateur?

L’extrait de Pépins de Pamplemousse, un conservateur?

L’extrait de pépins de pamplemousse est très souvent recommandé lors de la fabrication de cosmétiques maison comme conservateur. Mais est-ce qu’il est vraiment efficace?

Un peu d’histoire sur la découverte de cet extrait de pamplemousse

La légende veut qu’après la seconde guerre mondiale, un médecin immunologiste yougoslave , Jacob Harich (1919-1996), ayant croqué dans un pépin de pamplemousse voulu savoir pourquoi il était si amer. Une autre version indique qu’en 1979 ou 1980 ce même immunologiste, accessoirement jardinier, remarqua que les pépins de pamplemousse mis au compost ne se décomposaient pas. La version la plus plausible que j’ai trouvé dit qu’auparavant connu pour ses travaux en physique,  marqué par la guerre, il décida de se consacrer à l’être humain et poursuivit des études de médecine, dont l’immunologie. Il émigra aux USA en 1957 et s’intéressa aux substances naturelles antimicrobiennes. En 1967 il devient chercheur en Floride (capitale du pamplemousse) pour étudier l’effet des graines de pamplemousse en tant que biocide. (ceci dit, toutes ces versions ne sont pas incompatibles chronologiquement et peuvent faire partie d’une seule et même histoire).

Il découvre alors que les pépins de pamplemousses contiennent une substance antimicrobienne puissante, à large spectre d’action (bactéries, champignons, levures, parasites et même virus), naturelle, sans effets secondaires a priori et ne provoquant pas de résistance. Plusieurs études ont ensuite accrédité cette thèse.

Antibiotique idéal?

Il décrivit l’EPP comme l’antibiotique idéal :

  • efficacité aussi large que possible
  • action puissante et rapide
  • pas d’effets toxiques
  • n’affaiblit pas le système immunitaire
  • ne détruit pas les bactéries utiles à l’organisme.
  • naturel
  • hypoallergène. (ceci dit certaines personnes – 3% – sont allergiques aux agrumes).

Cet extrait est utilisé en médecine holistique depuis les années 90 pour soigner divers problèmes de santé en voie interne comme:

  • Les infections du système digestif, intoxications alimentaires, diarrhées, maladies parasitaires…
  • Les ulcères de l’estomac et du duodénum (il tue Helicobacter pylori),
  • Le Candida albicans, les candidoses et autres mycoses.
  • Le rhume, les infections de la sphère ORL en général, la grippe, les affections bronchiques…
  • Les infections urinaires et cystites.
  • La fatigue chronique et l’affaiblissement immunitaire.
  • Les allergies (car il est aussi hypoallergène).

En usage externe, l’EPP est aussi un recours dans bien des situations :

  • La bouche : aphtes, herpès des lèvres, muguet, gingivite…
  • La peau : acné, dermatites, psoriasis mais aussi petites coupures ou brûlures, piqûre d’insectes, verrues, mycoses…
  • Les cheveux : pellicules, démangeaisons du cuir chevelu, poux
  • Les pieds : eczéma des orteils, verrues plantaires, infections à champignons.
  • Les ongles : onychomycose, panaris.
  • Les organes génitaux : vaginite, infections vaginales, parasites…

Méthode d’extraction

L’extrait de pépins de pamplemousse est un concentré des composés actifs des pépins : ceux-ci sont séchés avec la pulpe puis réduits en poudre. Cette poudre est ensuite diluée dans de l’eau pure et distillée.

Attention à ne pas confondre avec l’huile essentielle de Pamplemousse

Controverse….

Idéal comme conservateur pour mes cosmétiques! Malheureusement ça n’est pas si sûr….

Et bien, ce produit étant récent et surtout naturel, il existe relativement peu d’études pharmacologiques et toxicologiques. La plupart des études concernent la préservation alimentaire et l’usage vétérinaire. Par contre trois études scientifiques, deux japonaises (1996 et 2001) et une allemande (1999) ont montré que certains EPP commercialisés n’étaient pas vraiment naturels dans la mesure où on y détectait la présence en quantité non négligeable d’antibiotiques et de conservateurs industriels : le chlorure de benzéthonium (composé quaternaire d’ammonium, toxique), le triclosan et le methyl paraben. Elles ont par ailleurs montré que certains EPP n’avaient pas d’effets antibiotiques et que ces derniers ne contenaient pas les conservateurs industriels incriminés. Les études concluaient en toute logique que les propriétés antimicrobiennes de l’EPP était dues à la présence de ces produits synthétiques, reléguant l’EPP au statut de produit de charlatan.

Depuis la controverse est lancée et plusieurs sociétés qui utilisaient l’EPP (cosmétique naturel par exemple) ont cessé de l’employer. L’industrie étant sceptique de ces études ont alors conduit d’autres études en (2002, 2004) qui ont montré l’efficacité de l’EPP de qualité, y compris de fabrication maison (et donc sans ajouts de produits industriels). Et qu’il devait avoir des extraits frauduleux.

En Suisse, suite à une étude des laboratoires cantonaux de Bâle mettant en évidence la présence de hautes concentrations de chlorure de benzéthonium dans des EPP (7 produits sur les 9 étudiés étaient contaminés!), plusieurs marques ont même été retirées du marché au début des années 2000.

Alors comment choisir son extrait de Pamplemousse?

1. Assurez-vous qu’il s’agit bien de pépins de Citrus paradisi. (vient du Pomélo)
2. Privilégiez les extraits sans solvant chimique, sans alcool et de préférence avec de la glycérine végétale, sans pulpe ou péricarpe, sans ajout de bioflavonoïdes ou de vitamine C.
3. Choisissez de préférence la forme liquide, a priori plus pure et plus efficace que les comprimés.
4. Vérifiez qu’il n’y ait aucun additif autre qu’un conservateur inoffensif, malheureusement dans les extraits frauduleux ils ne le mentionnent pas…

EPP : On n’y comprend plus rien sur les étiquettes

Pas facile de s’y retrouver. Les dosages, comme les prix, varient du simple au triple et les qualités s’avèrent très inégales, certains produits étant même totalement inefficaces ou bien dangereux. Sur les étiquettes, on lit parfois « enrichi en bioflavonoïdes » ou « en vitamine C ». Ou encore « à base de pépins et d’écorces » ou « de pépins et de pulpe »… Quant à la fabrication, le plus souvent non divulguée, elle reste mystérieuse et l’on trouve même de l’EPP sous forme de comprimés ou à usage cosmétique.

Idéalement , un EPP ne devrait contenir que:

– Un extrait concentré de pépins de pamplemousse
– De la glycérine
– un antioxydant comme par exemple de l’acide ascorbique Vitamine C

D’autres conservateurs naturels ou nature-like:

  • Leucidal
  • Naticide
  • Lactate de Sodium

Conclusion

La dose recommandée en cosmétique est de 0,1 à 1% dilué dans le produit (le dosage conseillé étant 0,6%). Par contre avec l’énorme présence d’extraits de pépins de Pamplemousse sur le marché, il est très difficile de savoir si la méthode d’extraction est faite correctement ( parfois il est macéré) ou si il a été dilué? L’efficacité pourrait alors être compromise…

Pour être sûr de l’efficacité du produit il faudrait faire ce que l’on appelle un challenge test (tests microbien et fongique en laboratoire) lorsque vous auriez terminé votre formule cosmétique.

En ce qui me concerne il y a encore trop d’incertitudes quant à son efficacité en cosmétique. Il y a d’autres alternatives comme conservateurs et encore mieux, n’utilisez pas de phase aqueuse vous évitez ainsi le besoin d’utiliser un conservateur. Beurres, baumes, et sérums aux huiles végétales.

Et vous qu’en pensez-vous?

Source:

(1) Identification of Benzethonium Chloride in Commercial Grapefruit Seed   Extracts ? Takeoka et al. J. Agric. Food Chem. 2001, 49, 3316-3320. Cosmetics and grapefruit seed extracts / quaternary ammonium compounds – 2004 – Kant. Laboratorium BS.

(2) Aspects of the Antimicrobial Efficacy of Grapefruit Seed Extract and Its Relation to Preservative Substances Contained. – von Woedtke et al. Pharmazie. 1999 Jun ; 54(6):452-6.

Déchiffrons un soin pour Bébé

Déchiffrons un soin pour Bébé

Vous voulez prendre soin de la peau de votre bébé, mais vous ne savez pas quoi mettre. Il y a plein de produits sur les étagères des magasins, comment bien choisir?

Cette semaine je me promenais dans un supermarché et je suis tombée sur le produit classique de Johnson et Johnson que j’utilisais pour mes enfants…. et oui je n’y connaissais rien en matière de cosmétique naturelle à l’époque !!. Si seulement je savais ce que je sais aujourd’hui sur les ingrédients. Je vais déchiffrer les ingrédients et les examiner en détails.

Présentation du produit Lotion Bébé du site de Johnson & Johnson

                     

Description

Nourrit la peau de bébé pendant 24 heures. Le choix n° 1 des hôpitaux*

  • Parfum frais de bébé, un classique de JOHNSON’S®
  • FORMULE À LA DOUCEUR ÉPROUVÉE EN CLINIQUE qui est conçue pour être douce pour la peau sensible des nouveau-nés
  • Hypoallergénique et testée par des dermatologues et des pédiatres
  • Sans parabènes

La peau délicate de bébé perd son hydratation presque deux fois plus vite que la vôtre. La lotion pour bébés JOHNSON’S® adoucit et nourrit la peau de bébé, en plus d’être assez douce pour l’emploi matin et soir. À titre de choix no° 1 des hôpitaux*, cette formule à la douceur éprouvée en clinique est conçue pour être suffisamment douce pour la peau sensible des nouveau-nés. Cette lotion hypoallergénique au frais parfum classique de JOHNSON’S® apaise et adoucit tout en hydratant la peau de votre bébé. *Selon des études américaines

Description très tentante pour tous les futurs parents en tout cas ça avait marché pour moi!

Voici la composition du produit Johnson et Johnson Baby Lotion:

Aqua, Paraffinum Liquidum, C11-13 Isoparaffin, Polysorbate 20, Propylene Glycol, Hydroxypropyl Methylcellulose, Glycol Distearate, Glycol Stearate, Ceresin, Carbomer, Ethylhexylglycerin, Panthenol, Diethylhexyl Sodium Sulfosuccinate, Copernicia Cerifera Cera, Glycol, Sodium Chloride, Stearic Acid, Sodium Hydroxide, Phenoxyethanol, Parfum, CI 17200

Un peu moins tentant en effet… et voici pourquoi: (source: www.laveritesurlescosmetiques.com)

Note INCI Origine Détail Suppr.
Aqua (Water) Substance de base
Paraffinum Liquidum chimique Dérivé du pétrole
réserve : soin de la peau inadapté (huile minérale)
C11-13 Isoparaffin chimique Solvant
Note de soin pour la peau
Polysorbate (voir PEG) chimique Émulsifiant, lipide, tensioactif, pblm écologique
Propylene Glycol chimique ou végétale Conservateur, solvant
Hydroxypropyl Methylcellulose provenance diverse Stabilisateur, agent filmogène
Glycol Distearate provenance diverse Opacifiant
Glycol Stearate provenance diverse Co-émulsifiant, opacifiant
Ceresin chimique Cire minéralee
réserve : soin de la peau inadapté (dérivé d’huile minérale)
Carbomer chimique Stabilisateur, gélifiant
problématique environnementale
Ethylhexylglycerin chimique Agent actif déodorant doux
Panthenol chimique Agent actif
Diethylhexyl Sodium Sulfosuccinate provenance diverse Emulsifiant, tensioactif
Copernicia Cerifera (Carnauba) Wax végétale Substance de soin pour la peau
Glycol chimique Solvant, conservateur
Sodium Chloride minérale Substance de contrôle de viscosité (sel de table)
Stearic Acid provenance diverse Émulsifiant
Sodium Hydroxide provenance diverse Régulateur du pH
Phenoxyethanol chimique Solvant, conservateur
Parfum (Fragrance) provenance diverse Terme générique pour des substances odoriférantes
CI17200 Colorant azoïque, bleu-rouge

Je vais analyser en plus de détails les éléments en ROUGE:

Paraffinum Liquidum

C’est un composant de base issu de la pétrochimie (résidu de pétrole), particulièrement lucratif pour l’industrie cosmétique. Facile d’utilisation (avantage de stabilité, sans oxydation) avec des propriétés protectrices et un prix de revient peu élevé, ces ingrédients issus de la pétrochimie sont largement utilisés par l’industrie cosmétique.

Mais les huiles minérales comportent par contre de nombreux désavantages. Composées de chaines d’hydrocarbures dépourvues d’oxygène, elles ne peuvent être métabolisées par l’organisme, par exemple.

En effet, ces huiles forment sur la peau un film presque étanche, occlusif, ne lui permettant pas de «respirer».

Les huiles minérales représentent par ailleurs aussi un réel problème environnemental : le processus d’extraction et du raffinage du pétrole présentent un bilan écologique désastreux.

Polysorbate

Obtenues à partir de gaz extrêmement réactifs et toxiques, issues d’un procédé chimique qui impose des mesures de sécurité les plus strictes. Les PEG sont par ailleurs susceptibles de rendre la barrière de la peau plus perméable à d’autres substances et sont peu biodégradables, donc polluantes.

Hydroxypropyl Methylcellulose

On appelle composés propoxylés les divers ingrédients cosmétiques avec la préfixe (Hydroxypropyl) ayant le point commun d’être fabriqués par proproxylation. Réaction chimique permettant la fixation d’une ou plusieurs molécules d’oxyde de propylène sur un composé à hydrogène labile. Ces produits peuvent être irritants pour la peau

Phénoxyethanol

Aussi connu sous le nom de phénoxytol ou EGPhE, le phénoxyéthanol est un conservateur de la famille des éthers de glycol, très répandu dans les produits cosmétique (sauf bio ou 100 % d’origine naturelle). Nocif pour le foie et le sang, il présente également des risques cancérigènes et provoquerait des dysfonctionnements du système hormonal chez l’homme, atténuant la fertilité. Enfin, c’est un allergène reconnu pouvant entraîner de l’eczéma et de l’urticaire chez les personnes intolérantes.

En plus de toutes ces raisons d’éviter le phénoxyéthanol, celui-ci présente de graves dangers chez l’enfant, pour qui le seuil de tolérance est beaucoup moins élevé que chez l’adulte. L’Agence Nationale de Sécurité du médicament (ANSM) recommande de limiter sa concentration à 0,4 % dans les produits pour enfants : à l’heure actuelle, la limite réglementaire est de 1 %. Cette recommandation s’accompagne d’un autre conseil, appuyé par l’Agence Sanitaire Française : ne pas utiliser de lingettes pour bébé contenant du phénoxyéthanol. La peau des nourrissons étant plus sujette à la pénétration qu’une peau adulte, d’autant plus chez les prématurés. Il est donc vivement déconseillé d’appliquer des produits contenant ce type d’ingrédients sur les parties génitales de l’enfant. (1)

Parfum

Il faut savoir également que l’industrie des parfums dispose de plus de 2500 molécules différentes pour créer des odeurs. Ces molécules sont issues pour la plupart de synthèses pétrochimiques ou d’hémisynthèses à partir d’extraits de plantes modifiés.

Colorant: CI17200

Rouge- Acid Red 33- Azoïque- Irritant.

La majorité des colorants utilisés dans la formulation des produits d’hygiène sont des colorants dits « azoïques » car ils ont un rendu excellent dans les couleurs vives. Tous les colorants azoïques contiennent un pourcentage d’impuretés toxiques comprenant des amines aromatiques primaires ainsi que des métaux lourds  issus des procédés de fabrication (arsenic, mercure, plomb, cadmium). Une grande majorité de ces amines sont considérées comme cancérigènes ou suspectées d’être cancérigènes. Elles sont aussi à l’origine d’irritations et d’allergies. Ces amines cancérigènes peuvent ensuite pénétrer dans l’organisme par  voie percutanée.

Conclusion

La description faite par Johnson & Johnson ne représente en rien la composition terrible du ce produit! Si j’avais su… partagez cet article autour de vous

Alors que mettre sur la peau de mon bébé?

Des huiles végétales tout simplement! L’huile de Sésame, Huile de Bourrache, Huile d’Abricot ou un mélange simple d’huiles. Nous avons aussi une huile pour le corps que maman et bébé peuvent utiliser: Elle s’appelle La Naturelle. Pour en savoir plus voici le lien: Cliquez ici

(1) EWG’s Skin Deep – Cosmetic Database, fiche « Phenoxyethanol », 2013.

Quels conservateurs dans la cosmétique Bio?

Quels conservateurs dans la cosmétique Bio?

Un premier lieu il faut se demander pourquoi ils doivent être utilisés dans les cosmétiques et quels sont les différents conservateurs utilisés.

Quel est le rôle des conservateurs?

Un conservateur inhibe le développement des micro-organismes (bactéries et champignons) dans les produits cosmétiques.

Il y a deux types de conservateurs, les conservateurs synthétiques et les conservateurs dérivés de la nature. 

Les conservateurs synthétiques à éviter sont:

  • les substances halogénées, c’est-à-dire contenant chlore, iode ou brome : le plus célèbre étant le triclosan
  • la famille des aldéhydes comme le formaldéhyde
  • la famille des parabens comme le propylparaben et le methylparaben
  • les éthers de glycol comme le phénoxyéthanol…
  • La méthylisothiazolinone

Ils se retrouvent dans la plupart des cosmétiques conventionnels, il faut toujours se méfier quand un produit cosmétique dit qu’il est sans parabènes ça ne veut pas dire sans conservateurs. Et il faut se demander par quel conservateur ou conservateurs ils l’on remplacé.

Les conservateurs (dérivés de la nature) autorisés par le label Cosmos sont:

Les conservateurs d’origine synthétique autorisés dans les cosmétiques bio sont très limités. Les conservateurs autorisés en cosmétique Bio sont limités et doivent répondre à 2 exigences : être efficaces et très doux afin de respecter au maximum l’équilibre de la flore bactérienne naturellement présente sur notre peau .

Seuls ceux figurant dans cette liste restrictive peuvent être utilisés dans les formules de cosmétiques BIO :

  • acide benzoique et ses sels : benzoate de sodium
  • acide dehydroacétique et ses sels.
  • alcool benzylique
  • acide salicylique et ses sels
  • acide sorbique et ses sels : sorbate de potassium
  • benzoate de dénatonium

Ce sont des dérivés  d’acides organiques existant à l’état naturel, d’où leur appellation dérivé de la nature mais ils sont très peu bio-disponibles : d’où la nécessité de les synthétiser.

Pour assurer une bonne conservation il faut utiliser une synergie d’au moins deux de ces conservateurs à des concentrations les plus faibles possibles mais avec une efficacité prouvée.

Est-ce que les conservateurs sont nécessaires?

Dès qu’il y a présence d’eau, hydrolat, Aloe Vera ou autre ingrédient aqueux dans les cosmétiques, les conservateurs sont obligatoires.

Un conservateur donne une durée de vie de 2 à 3 ans pour un cosmétique non ouvert, et de 6 à 12 mois pour un cosmétique ouvert. Il faut savoir que les produits cosmétiques sont d’excellents milieux de culture dû à la présence d’eau et d’extraits biologiques qui favorisent le développement microbien.

Un produit cosmétique contaminé est mauvais par la peau et peut provoquer des réactions cutanées importantes.

Pourquoi est-ce que les cosmétiques à base aqueuse peuvent être contaminés?

Les bactéries et champignons adorent le milieu aqueux pour se propager. La contamination du produit peux se faire de différentes manières:

  • Contamination par le personnel lors de la préparation du produit ;
  • L’eau qui peut être contaminée pendant la déminéralisation ;
  • Pendant le conditionnement ;
  • Pendant l’utilisation : par l’usager qui prélève le produit avec ses doigts, l’air, la poussière, la lumière et la température.

Ne sont pas des conservateurs:

Vitamine E, extrait de Romarin et extrait de pépins de pamplemousse ( conserve maximum 1 mois) entre autre.

Cosmétique maison, comment conserver ses produits?

Choisissez des produits sans phase aqueuse pour ne pas avoir besoin d’utiliser de conservateurs et choisissez un antioxydant comme la vitamine E et l’extrait de Romarin pour protéger vos huiles.

Si vous fabriquez des lotions et des crèmes, fabriquez les en petite quantité et gardez les au frigo pendant maximum une semaine.

Si vous cherchez des cosmétiques naturels sans conservateurs controversés visitez notre boutique www.monaturel.ch

 

Déchiffrons le Dexeryl un émollient pour les peaux sèches

Déchiffrons le Dexeryl un émollient pour les peaux sèches

Je pense que 90% d’entre vous ont entendu parler du Dexryl et probablement vous êtes nombreu (ses) x à avoir reçu une ordonnance de votre médecin ou pédiatre. Il est aussi souvent conseillé par les pharmacies.

Indications selon le Compendium suisse:

La crème Dexeryl est utilisée dans le traitement des états de sécheresse cutanée de certaines dermatoses (maladies de la peau), par exemple des états ichtyosiques (peau sèche qui pèle).

Composition du Dexeryl:

100 g de crème Dexeryl contiennent 15,0 g de glycérol, 8,0 g de vaseline et 2,0 g de paraffine liquide comme principes actifs, ainsi que du parahydroxybenzoate de propyle (conservateur, E 216), du macrogol 600 et d’autres excipients.

Cette crème est approuvé par Swissmédic et donc considéré comme thérapeutique et non cosmétique.

Analyse des ingrédients:

  • Glycérol: Humectant
  • Vaseline: INCI: Petrolatum ingrédient synthétique dérivé du Pétrol
  • Parrafine liquide: Paraffinum Liquidum ingrédient synthétique dérivé du Pétrol
  • Parahydroxybenzoate de propyle: Conservateur
  • Macrogol : Polyethylene glycol (PEG): Emollient Synthétique
  • Autres Excipients: Inconnu

La Fonction du Dexeryl

Le rôle du Dexeryl est de renforcer la barrière de la peau grâce au Pétrolatum et Paraffinum. Ces deux substances agissent comme un film sur la peau pour empêcher la déshydratation de la peau.

Est-ce que le Dexeryl est remboursé en Suisse?

Oui et c’est pour cette raison qu’il est prescrit très fréquemment.

Alors quel est le problème avec le Dexeryl?

Le premier problème:

Le Dexeryl agit comme barrière et maintient l’hydratation, c’est ce que ma peau à besoin vous me dites. Sur le principe je suis d’accord avec vous, mais qu’est ce qui se passe quand la crème s’enlève de votre peau?

La peau est à nouveau sèche et il faut à nouveau en appliquer et vous entrez dans un cercle vicieux parce que la peau a perdu sa fonction de barrière protectrice et le problème n’a pas été résolu, le symptôme a été traité mais pas la cause.

En gros c’est un bouclier synthétique et dès que le bouclier s’en va ce que l’on voulait protéger reste vulnérable et faible.

Il faut offrir un bouclier naturel à la peau et l’aider à être plus performante en la renforçant!

Le deuxième problème et le pire à mes yeux

Les ingrédients à éviter!!!

Le ingrédients utilisés dans cette crème sont à base de prétrol (Vaseline, Paraffine). Ce médicament contient également parahydroxybenzoate de propyle et du macrogol 600 et peut provoquer des réactions allergiques (éventuellement retardées)

Effets secondaires selon le compendium

Les effets indésirables observés lors du traitement des états ichtyosiques sont essentiellement cutanés (urticaire, rougeurs et démangeaisons) et occasionnels (moins d’un patient sur 100, mais plus d’un patient sur 1000).

Lors de l’utilisation du produit dans le traitement de la sécheresse cutanée, il a également été rapporté des cas d’eczémas.

Conclusion

Ce médicament est gratuit avec ordonnance ou il peut être acheté en pharmacie pour moins de 10 CHF MAIS en lisant toutes ces informations est-ce que vous êtes tentés?

Alternative naturelle

La meilleure solution pour soigner les problèmes de peau est de soigner la cause du problème et non de le masquer.

Les huiles végétales protectrices

Les huiles végétales vont non seulement faire un effet de barrière mais également donner à la peau les actifs et acides gras nécessaires pour retrouver son équilibre et mieux se défendre contre les agressions externe. Les huiles à privilégier sont les beurres des tropiques par exemple:

  • Le beurre de Karité
  • Le beurre de Cacao
  • L’huile de Noix de Coco

Vous pouvez également ajouter des huiles essentielles pour calmer les démangeaisons et diminuer le risque de surinfection.

Alimentation

Choisissez des aliments riches en acides gras et hydratez vous en buvant suffisamment d’eau. Si il y a un terrain allergique un naturopathe pourrait également vous soutenir dans cette démarche.

Voici deux produits que je pourrais recommander:

Unique

Sans huiles essentielles donc convient aux femmes enceintes et enfants

 

  Soins aux huiles végétales pour les peaux sèches à très sèches

Ingrédients:

Butyrospermum parkii shea butter*(Beurre de Karité raffiné), Cocos nucifera oil*(Huile de Noix de Coco), Simmondsia chinensis seed oil*(Huile de Jojoba Bio), Tocopherol (Vitamine E), (Hélianthus annuus), *ingrédients issus de l’agriculture biologique

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Ingrédients:

Butyrospermum parkii shea butter* (Beurre de Karité raffiné), Cocos nucifera oil* (Huile de Noix de Coco), Simmondsia chinensis seed oil* (Huile de Jojoba Bio), Pelargonium graveolens oil* (Géranium), Cedrus atlantica oil* (Cèdre Atlas), Tocopherol, (Hélianthus annuus), Melaleuca alternifolia oil* (Tea Tree), Lavandula angustifolia oil* (Lavande), Citral, Citronellol, Coumarin, Geraniol, Limonene, Linalool *ingrédients issus de l’agriculture biologique

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Attention à la nouvelle norme « BIO », une tromperie du consommateur!

Attention à la nouvelle norme « BIO », une tromperie du consommateur!

Norme ISO 16128

Retenez bien ce nom: ISO 16128. Cette nouvelle norme internationale concernant les produits naturels ou bio est au cœur d’une polémique grandissante qui agite le secteur cosmétique. « Suite à sa publication, des produits contenant des ingrédients chimiques et polluants pourront légalement se revendiquer bio » dénonce un collectif composé d’associations et de professionnels du bio , à savoir Générations Cobayes, Générations Futures, WECF, les Naturalistas et Cosmébio qui représente 450 marques. « Une tromperie pour les consommateurs » s’inquiète ce collectif dans un communiqué alors même que la Fébéa, la fédération des entreprises de beauté, a choisi le même moment pour indiquer se réjouir « que les acteurs internationaux de la cosmétique parlent désormais tous le même langage. »

« Ce n’est pas l’idée d’une norme internationale qui pose un problème, c’est le manque de clarté » précise Pierre Charlier de Chily, administrateur et secrétaire de l’association COSMOS AISBL, le label européen regroupant notamment les français Cosmébio et Ecocert, l’allemand BDIH ou encore le britannique Soil Association. Pierre Charlier de Chily était le représentant COSMOS, sans droit de vote, dans le groupe de travail sur la norme ISO.

Une première partie de cette norme publiée en 2016 définissait quatre types d’ingrédients: les ingrédients biologiques, les dérivés biologiques, les naturels et dérivés naturels. Et déjà là, les désaccords étaient nombreux. « Si un ingrédient est composé d’une partie naturelle à 51% et d’une partie pétrochimique à 49%, peut-on vraiment dire qu’il est dérivé naturel? » s’interroge Pierre Charlier de Chily. Les dérivés naturels sont en effet issus de réactions chimiques à partir de matières premières et dans la norme ISO, les ingrédients dérivés du naturel peuvent contenir jusqu’à 49% de matières premières issues de la pétrochimie selon Pierre Charlier.

Pas de liste noire des ingrédients

La deuxième partie de cette norme vient d’être publiée et ne pose pas moins de problème selon ce même collectif. Il s’agit ici de la méthode de calcul pour déterminer la contribution de chaque type d’ingrédients dans le produit final et ainsi la part naturelle ou biologique dans le cosmétique que tout un chacun peut acheter. Un mode de calcul mais aucun seuil n’est fixé pour savoir à partir de quand on peut parler de cosmétique naturel ou de cosmétique bio, contrairement aux cahiers des charges établis depuis de nombreuses années par les labels.

Autre grief: l’absence de liste noire qui interdirait l’utilisation de certains ingrédients dans le cosmétique. La norme ISO tolérerait donc « la présence de composants controversés dans les formulations, comme le phénoxyéthanol, les parabènes, les silicones ou les dérivés d’animaux morts. » De quoi ouvrir « la boîte de Pandore » selon Romain Ruth, le président de Cosmébio, qui craint aussi le flou qu’engendrerait la norme auprès du consommateur et la « créativité marketing » des entreprises.

Mais pour Anne Dux, directrice des Affaires scientifiques et réglementaires et chargée des relations européennes de la FEBEA, les responsables « des labels génèrent une fausse inquiétude ». « Ils sont inquiets à propos des allégations mais la norme ne s’occupe pas du tout de cette question » assure-t-elle en rappelant que la norme « ne dit pas si un produit est biologique ou non » mais seulement quelle est sa part naturelle ou biologique.

Ne vous faites pas avoir par la nouvelle norme ISO

Appel à la vigilance

Et de rappeler qu’en France, l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité donne la définition d’un cosmétique naturel et d’un cosmétique biologique.

Le premier est qualifié comme tel « si le produit fini contient un minimum de 95% d’ingrédients définis comme naturels ou d’origine naturelle ».

Le deuxième doit remplir une de ces trois conditions: contenir « 100% d’ingrédients certifiés issus de l’agriculture biologique », avoir été « certifié biologique par un organisme certificateur » ou avoir été élaboré « selon un cahier des charges publié, ayant un niveau d’exigence, en termes de composition et de teneur en ingrédients certifiés issus de l’agriculture biologique, équivalent au(x) niveau(x) d’exigence requis par les organismes certificateurs ».

Une définition qui n’est pas une réglementation selon Valérie Lemaire, directrice générale d’Ecocert Greenlife, Ecocert étant un organisme de certification s’occupant notamment de produits cosmétiques bio. « La norme n’est qu’un indice. On pourrait mettre tout ce qu’on veut dans un cosmétique, avec seulement X pourcents d’ingrédients bio et indiquer sur l’étiquette ‘je respecte la norme ISO 16128 sur les produits naturels et bio' » craint-elle, même si ce n’est pour l’heure que pure  conjecture.

A tel point qu’Ecocert a sollicité en juin la direction des fraudes (DGCCRF) pour connaître son interprétation de la norme. Et attend encore une réponse. Autre crainte: la manière dont sera utilisée cette norme à l’international.

Tout va donc dépendre de la manière dont cette norme sera exploitée par les entreprises. Et cela reste à l’heure actuelle la grande inconnue. D’où cet appel à la vigilance du collectif. Et pour les consommateurs? Si les adeptes des labels bio ne changeront sûrement pas leurs habitudes, pas sûr que la norme ISO facilite vraiment la lisibilité des étiquettes pour les autres…

Article de Valérie Xandry de www.challenges.fr

Les labels dont vous pouvez avoir confiance sont, il y en a d’autres je pense mais ceux-ci sont les principaux:

  • Natrue
  • Cosmébio Cosmos Organic
  • Nature et Progrès

Ne vous faites pas avoir par du greenwashing!! Contrôlez les étiquettes de vos cosmétiques.