Prêts pour votre départ en vacances ? – n’oubliez pas la protection solaire adaptée

Vous avez envie de profiter de votre séjour d’hiver à la neige ou de vous prélasser au soleil sur une plage des Caraïbes ? Avec la bonne protection solaire, -utilisée correctement-, votre peau ne payera pas pour vos plaisirs de vacances, que ce soit en été ou en hiver.

Mais quelle protection solaire est à la fois bénéfique pour votre santé et protège en même temps l’environnement, notamment les eaux des mers, les coraux et la vie marine en général ? Qu’est-ce qui joue en faveur des produits solaires certifiés en cosmétique naturelle et bio ? Quels sont les arguments contre les autres produits ? Voici quelques réponses à ces questions et des exemples concrets.

Le risque des composants chimiques – avec les crèmes solaires «normales», conventionnelles

En ce qui concerne les produits solaires, deux choix s’offrent aux consommateurs : soit des produits qui contiennent des filtres de synthèse chimique, soit des produits qui contiennent essentiellement des filtres minéraux. La dernière catégorie fait généralement partie des produits de cosmétique naturelle et bio certifiée.
• De manière générale l’industrie cosmétique ne peut utiliser que des filtres UV bien spécifiques : ceux autorisés dans le règlement européen des cosmétiques. Dans cette liste on retrouve certains filtres UV de synthèse avec un potentiel de risque élevé. Mais dans les produits solaires «normaux», on retrouve également toute une série d’autres composants controversés et problématiques.

Problème n°1 : les filtres de synthèse-chimiques

De nombreux filtres solaires chimiques présentent un sérieux potentiel de risque car la fonction de filtre s’appuie sur le fait que des molécules absorbent un certain spectre d’ondes. Cela n’est pas sans conséquences puisque les molécules vont être modifiées par le processus. De nouveaux composés moléculaires au fort potentiel allergisant ou provoquant des réactions phototoxiques (c’est à dire pouvant devenir instables à cause de la lumière ou des enzymes produites par le corps) peuvent se former.

Particulièrement problématiques: les filtres UV qui agissent comme perturbateurs endocriniens

Parmi les filtres UV de synthèse on trouve une partie non négligeable de substances soupçonnées de perturber le système hormonal, ce qui les rend particulièrement problématiques.
•L’organisation mondiale de la santé (WHO) a qualifié les substances chimiques qui interfèrent avec le système hormonal (aussi appelées «perturbateurs endocriniens») dans une étude de 2013 de „global threat”, de «menace globale». On est en train d’étudier plus en détail ce que de tels composants peuvent provoquer comme réactions dans le corps humain.

Problème n°2 :   Des additifs et conservateurs problématiques pour la santé

Ce ne sont pas seulement les filtres UV qui posent problème dans les produits solaires «conventionnels», mais bien d’autres composants chimiques problématiques. Comme par exemple certains conservateurs de synthèse ou des composants comme le Triethanolamine, susceptible de développer des nitrosamines (des substances cancérigènes), sous certaines conditions.
Les composants sous forme de «nanoparticules» doivent être déclarés

Si certains composants sont utilisés sous forme de nanoparticules, ces composants doivent être déclarés dans la liste des composants avec un symbole (Nano).

•Est-ce que cela poserait problème si les filtres UV minéraux, comme le dioxyde de titane, étaient employés sous forme de nanoparticules en cosmétique naturelle et bio certifiée ? Cette question a été étudiée pendant des années et la réponse est négative. L’étude scientifique du Conseil de la commission européenne a décrété en 2013 (SCCS/1518/13) qu’il n’y avait pas de risque, tant que l’oxyde de zinc était utilisé dans le cadre des critères stipulés dans cette étude.
•L’avis du comité scientifique SCCS au sujet du dioxyde de titane sous forme de nanoparticules date également de 2013 (SCCS/1516/13). Dans cette étude le dioxyde de titane est également considéré comme sûr. Par contre, il n’y pas encore de conclusion définitive au sujet de produits qui pourraient être absorbés par voies respiratoires. (comme des poudres ou des sprays)
La cosmétique naturelle et bio certifiée fonctionne avec des filtres «physiques», minéraux

Dans les produits cosmétiques naturels certifiés, on utilise exclusivement une protection solaire physique. Cette protection est constituée de pigments qui réfléchissent les rayons solaires et les dispersent. Une petite partie des rayons est également absorbée.

Les substances protectrices physiques utilisées sont généralement des pigments: le dioxyde de titane (INCI : Titanium Dioxide) et l’oxyde de zinc (INCI : Zinc Oxide).

Ce mode de protection contre les UV a deux grands avantages: il n’entraîne pas les effets secondaires que peuvent avoir les filtres UV synthétiques et il n’a pas d’impact nocif sur l’environnement.

Des textures qui doivent s’étaler facilement et protéger efficacement

Les produits solaires de cosmétique naturelle et bio certifiée se sont nettement améliorés depuis leurs débuts. De manière générale, ces produits s’étalent aujourd’hui bien mieux sur la peau et ne laissent plus ces fameuses traces blanches, comme c’était le cas auparavant.

Recommandation pour l’utilisation des produits solaires

Si vous pensez que les produits solaires vous apportent une protection solaire totale, vous êtes dans l’erreur. C’est dû au constat que d’une part, on applique les produits solaires généralement en quantité insuffisante et que d’autre part, même les produits avec les indices de protection les plus élevés ne peuvent pas écarter complètement le risque du cancer de la peau.

•Même les autorités sanitaires européennes le confirment, quand ils constatent que : «même les produits solaires très efficaces, qui protègent à la fois des rayonnements UVB et UVA, ne peuvent pas faire valoir une protection complète contre les risques sanitaires des rayonnements. Aucune protection solaire ne peut filtrer l’intégralité des rayonnements UV. Par ailleurs, il n’existe à ce jour aucune preuve scientifique que l’utilisation de produits solaires empêcherait la formation de mélanomes.»
•Etant donné que l’utilisation de produits solaires est liée à des risques et problématiques pour l’homme et pour l’environnement, ces produits devraient être utilisés avec parcimonie et de manière consciente. Il serait par exemple préférable d’opter pour un «séjour à l’ombre» que de s’exposer en permanence en plein soleil. Un bronzage obtenu à l’ombre est bien mieux pour la santé et se garde aussi plus longtemps qu’un bronzage obtenu de manière accéléré sous le soleil.

Se passer de bains de soleil intensifs, c’est par ailleurs aussi le meilleur programme «anti-rides» qui soit!

Source: www.laveritesurlescosmetiques.com